lundi 10 décembre 2007

"Blood in the hands"

L'AIC (Alternative Information Center) a publié un article, jeudi dernier, sur l'interdiction de certains membres du gouvernement israélien à rejoindre la Grande-Bretagne. En effet des enquêtes suspectant le ministre de l'intérieur Avi Dichter de crimes de guerre, l'ont dissuadé d'atterrir su le sol britannique. D'autres figures militaires tels que les généraux Aviv Kokhavi e Doron Almog et même Ariel Sharon ont dû repenser les destinations qu'ils avaient choisi. Pour Ariel Sharon c'était la Belgique qui n'en voulait pas chez elle.
Cette semaine c'est au tour du Lieutenant Général Moshee Yaalon de faire sa visite en Europe. Et où vient-il? En France! Les journalistes de l'AIC l'accusent au même titre que ses collègues et enjoignent l'état français de ne pas le laisser entrer sur son territoire.

mercredi 5 décembre 2007

Nicolas Srakozy en colonie de vacances

Dans un article du journal Le Monde daté du 5 décembre 2007 on peut lire un délicieux récit de vacances de notre président de la République en Algérie. Nicolas Sarkozy est en colonie de vacances, c'est le moniteur, il a emmené avec lui ses élèves les ministres pour leur faire découvrir les belles choses de l'Afrique du Nord, à une époque où la France en était encore propriétaire. Mais M.Sarkozy se transforme presque en enfant lui aussi, il découvre et observe, s'étonne et contemple: "c'est beau hein!". C'est ça la rupture, avoir un président de la République qui d'un côté s'émerveille simplement de la beauté de l'Algérie et qui de l'autre officialise un monument en la seule mémoire de l'armée française et des harkis durant la guerre d'indépendance. Et l'ancien ministre socialiste Bernard Kouchner flatant ironiquement son nouveau maître en montrant une arche: "C'est là que tu aurais arrêté ton char, comme Ben Hur."
Mais peut-être M.Sarlozy ne sait-il pas que l'Algérie c'est aussi la hausse des prix, le chômage, la corruption, des mécontentement innombrables malgré le pactole amassé grâce à la manne pétrolière. Non, Nicolas Sarkozy préfère nous raconter ses lectures de Noces qui sont le lien entre lui et ce pays. Et c'est déjà pas mal! Mais est-ce suffisant?
On aimerait que M.Sakorzy soit intéressé par des vrais problèmes. M.Sarkozy est un peu comme Sisyphe, il court derrière son rocher mais à la différence de ce dernier il n'arrive jamais à la porter au sommet de la montagne.

mardi 4 décembre 2007

Amira Hass à Rome

A l'auditorium de Rome, dimanche 2 décembre, Amira Hass a donné une formidable leçon de déontologie à tous ceux qui se voient devenir journaliste et surtout à ceux qui le sont déjà. Je voulais donc dédier les premiers ecrits de ce blog à cette femme qui vit dans la bande de Gaza et qui travaille pour le journal israélien Haaretz. Un peu contradictoire direz-vous... Et bien c'est justement ça qu'elle revendique. Surtout ne jamais "tomber dans des clichés lorque l'on écrit, éviter à tous prix les formules toutes faites" explique-t-elle dans son introduction. Elle est la figure de l'anti-formule, d'un journalisme libre et indépedant, d'un journalisme qui sert.
Elle est israélienne mais elle du côté palestinien et dénonce sans-cesse les injustices que vivent la population palestinienne. En novembre dernier les autorités israéliennes ont décidé de supprimer l'approvisionnement en électricité et en fioul à toute la bande de Gaza. Les populations vivent donc aujourd'hui sans l'énergie nécessaire pour accomplir les tâches quotidiennes. "Ce que je trouve navrant, c'est surtout que pas un des journalistes qui m'a interviewé aujourd'hui ne m'a posé une question à ce sujet" délore-t-elle. Avant d'ajouter: " La seule chose qui les intéressait, était de svaoir ce que je pensais de la politique de Bush". Mais Amira Hass garde toujours son calme et peint un tableau aride de la question journalistique telle que nous la connaissons tous aujourd'hui. Elle dénonce les gros titre à sensations, les premières pages qui martèlent des scèmes de violences et de sexe incorporées à un fait divers glauque. Autant de sensationalismes qui abreuvent des lecteurs, peu curieux du monde qui les entours et de ce qui se passe vraiment à l'intérieur de celui-ci.