A l'auditorium de Rome, dimanche 2 décembre, Amira Hass a donné une formidable leçon de déontologie à tous ceux qui se voient devenir journaliste et surtout à ceux qui le sont déjà. Je voulais donc dédier les premiers ecrits de ce blog à cette femme qui vit dans la bande de Gaza et qui travaille pour le journal israélien Haaretz. Un peu contradictoire direz-vous... Et bien c'est justement ça qu'elle revendique. Surtout ne jamais "tomber dans des clichés lorque l'on écrit, éviter à tous prix les formules toutes faites" explique-t-elle dans son introduction. Elle est la figure de l'anti-formule, d'un journalisme libre et indépedant, d'un journalisme qui sert.
Elle est israélienne mais elle du côté palestinien et dénonce sans-cesse les injustices que vivent la population palestinienne. En novembre dernier les autorités israéliennes ont décidé de supprimer l'approvisionnement en électricité et en fioul à toute la bande de Gaza. Les populations vivent donc aujourd'hui sans l'énergie nécessaire pour accomplir les tâches quotidiennes. "Ce que je trouve navrant, c'est surtout que pas un des journalistes qui m'a interviewé aujourd'hui ne m'a posé une question à ce sujet" délore-t-elle. Avant d'ajouter: " La seule chose qui les intéressait, était de svaoir ce que je pensais de la politique de Bush". Mais Amira Hass garde toujours son calme et peint un tableau aride de la question journalistique telle que nous la connaissons tous aujourd'hui. Elle dénonce les gros titre à sensations, les premières pages qui martèlent des scèmes de violences et de sexe incorporées à un fait divers glauque. Autant de sensationalismes qui abreuvent des lecteurs, peu curieux du monde qui les entours et de ce qui se passe vraiment à l'intérieur de celui-ci.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire